Alia Bengana architecte dplg
AIA Delano & Aldrich fellow
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PENSER L'ARCHITECTURE PAR CYCLES

January 10, 2020

 

Invitation à participer à la journée d'étude Penser l’architecture par cycles

 

Penser l’architecture par cycles. La fabrique urbaine soutenable : Le re/up cycle, le co-design et la conception en biosourcé
 10 janvier 2020, 9h00-18h,  Amphi Faure CNAM, 292 rue Saint Martin, 75003, Paris  
 
 
 
Après la critique sociologique de l’Ecole de Chicago ou celle esthétique-éthique de l’architecture sans architectes, après les paradoxes du développement durable qui a conduit au verdissement des projets et – souvent- leur standardisation, les architectes et les urbanistes proposent des nouvelles manières de faire un projet, en pensant en termes d’alter-architecture (Goetz, Madec, Younès).  En choisissant des postures de projet plus écologiques, un postulat émerge: l’urbain est un écosystème et le « construit » est un élément de régulation. Cette relation dynamique entre la ville, les habitants, les concepteurs, la nature, le cadre du développement territorial et les exigences du « déjà là » (Bouchain, Un urbanisme de l’inattendu) demande à réfléchir en termes d’adaptation, à travers des logiques de « cycles » pour appréhender d’un seul tenant l’économie, les productions et leurs vies (D’Arienzo, Younès). Du coté de l’habitant, il s’agit d’une vie « plus simple » (P. Ariès) qui demande à l’individu d’être moins consommateur, moins spectateur et plus acteur dans la ville ou, à travers ses choix domestiques, de privilégier les logiques de sobriété. Pour les architectes, « le projet » doit entreprendre une négociation permanente entre ce que l’on doit à la maîtrise d’ouvrage et ce que l’on a le devoir d’offrir à la maîtrise d’usage mais aussi – sur un plan plus matériel - entre la construction et les éléments mis en œuvre : les matériaux et leur degré d’artificialisation, le choix des techniques constructives et des filières mobilisées.  
 Ainsi, l'architecture pourrait jouer un rôle holistique et s'inscrire dans ces logiques de « cycle » : le recyclage mais aussi la pratique vertueuse de l’up-cyclage, les  co-cycles, les co-rythmes, qui permettent à l’édifice d’être en « syntonie » avec le territoire. Il ne s’agit pas seulement de penser ‘édifice et son contexte à partir de l’aspect formel de l’enveloppe bâtie, mais de considérer le bâtiment lui-même comme un milieu dans le milieu.  Il s’agit de décomposer le bâtiment avant de le penser comme une totalité (mode constructif, matériaux bio-sourcés, rejets de CO2 des matières mises en œuvre dans le chantier…), sans rien perdre à la conception et son caractère de synthèse des éléments (pour quoi et pour qui projette-ton ? qui fera vivre les projets ? …), ou, pour le dire autrement, d’entendre un projet comme une démarche de conception dont l’évolution ne s’arrête pas à la livraison. C'est là que la prise en compte des nouveaux modes de vie assume un rôle central pour accompagner la métamorphose des quartiers, des villes, des territoires.
 Cette journée d'étude abordera ces questions en profitant de l'occasion offerte par l'échange pédagogique du groupe Co-design (ENSAPLV- Meadows /Tufano) avec l’atelier Un bâtiment, combien de vies (ENSAVT- Biro/ Bengana) entrepris dans le cadre de l'Appel à Projets Pédagogiques du Ministère de la Culture intitulé « Cycles de vie de la matière ».  Le territoire d'étude et de projet est le Village Olympique et Paralympique, en Seine Saint-Denis. En situant le projet dans le territoire mutant de la Seine Saint Denis et en prise avec les enjeux urbains de la métropole, il était question  de penser les termes de l’éco-conception de ce site (de l’architecture au territoire), mais aussi de questionner les nouveaux modes de vie qui vont présider à sa transformation post-JO en vue d’un projet qui ne dépossède pas les habitants de leur territoire. Ainsi, cette journée d’étude est l’occasion d'entendre des observations de professionnels et chercheurs, de partager les regards d’architectes, théoriciens, sociologues et urbanistes pour comprendre comment travailler le projet avec la complexité de la pensée par cycles.

Antonella Tufano
 

 

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